A la découverte du métier de perliculteur Un trésor vieux de 4000 ans

A la découverte du métier de perliculteur Un trésor vieux de 4000 ans

perles noires de tahiti poemotu

Les dieux de l’Olympe eux-mêmes avaient succombé aux charmes des perles fines. Ainsi, les Grecs antiques appelaient-ils les perles de nacre « les larmes d’Aphrodite » ?

Si tout le monde ou presque sait que les perles prennent vie la plupart du temps dans des huîtres, plus rares sont ceux qui connaissent les véritables artistes qui rendent ce miracle possible. De nos jours, en effet il est devenu très rare de trouver des perles totalement naturelles,dites « fines »; la plupart sont le fruit d’un travail minutieux et de longues années de patience.C’est au XVIIIème siècle en Chine, que la perle de culture est apparue et avec elle le métier de perliculteur.

Néanmoins ce sont les Japonais et plus particulièrement qui ont donné à la perle de culture ses lettres de noblesses.

Un jeu de patience

Il se passe près de 5 ans entre le moment où le perliculteur sélectionne un coquillage et celui où la perle peut enfin venir sublimer un visage ou un cou. En premier lieu, le perliculteur choisit une huître dans la gonade (organe reproducteur) de laquelle il greffe un noyau. Ensuite, et cela fonctionne environ une fois sur deux, le coquillage pour se protéger de l’intrus va l’entourer d’une matière appelée aragonite, composée de carbonate de calcium. C’est d’ailleurs le même phénomène qui se produit à l’état naturel. Le perliculteur s’engage alors dans un long jeu de patience durant lequel il devra prendre soin des huîtres en les protégeant de la maladie et des prédateurs. Les coquillages sont également sensibles aux parasites contre lesquels le perliculteur doit les protéger. Quand la perle aura atteint une taille et une forme raisonnables le perliculteur viendra la récolter et la proposera à un revendeur.

Aujourd’hui plus de 99 % des perles commercialisées sont le fruit du travail de l’homme. Il en existe 4 grandes familles à travers le monde : les perles d’eau douce, les perles d’Akoya, les perles d’Australie et les perles de Tahiti. Ces dernières sont reconnaissables à leur couleur noire.

Il faut par ailleurs noter que les perles de Majorque ne sont pas des perles de culture mais de simples billes de verre recouvertes de plusieurs couches d’émail. Cela n’enlève rien à leur charme.

source http://www.blogbijoux.fr/

 

 

 

21 juin 2017